Du romantisme au réalisme et au naturalisme

Du romantisme (1802-1850) ...

Née d’une réaction face au classicisme sclérosé, la période romantique fut l’une des époques les plus importantes de l’histoire de la littérature tant en poésie qu’au théâtre et dans le roman. Nous terminerons l’étude de ce mouvement fondamental porté par une génération d'exception.

  • La littérature populaire : Eugène Sue, Alexandre Dumas, Paul Féval 
  • Honoré de Balzac
  • Du vraisemblable au fantastique : Prosper Mérimée
  • Romantisme et histoire : Jules Michelet
  • Théophile Gautier
  • Quelques romantiques mineurs : Auguste Brizeux, Pétrus Borel, Béranger, Auguste Barbier, Maurice de Guérin, Hugues-Félicité Robert de Lamennais
 
 

... au réalisme et au naturalisme (1850-1900)

Reprochant au romantisme d'avoir fait d'une littérature de l'échec un échec de la littérature, rejetant les excès du lyrisme comme ceux de l'engagement politique, les Parnassiens abandonnent l'effusion et préfère l'érudition. Leur poésie savante, exigeante, a l'éclat du diamant et la froideur du marbre. Les symbolistes tentent, eux, de débarrasser la signification des voiles et des clichés dont le langage commun masque habituellement la réalité et inventent une nouvelle musique des mots afin de leur redonner sens.

  • Le Parnasse ou la tentation de la forme : Théodore de Banville, Charles Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia, Sully Prudhomme, François Coppée
  • Charles Baudelaire
  • La tentation de l’absolu : Arthur Rimbaud, Lautréamont, Stéphane Mallarmé
  • La tentation de la dissonance : Paul Verlaine, Jules Laforgue, Tristan Corbière, Charles Cros

D’autre part, si,  depuis ses origines, la tendance à l’observation réaliste reparaît sans cesse dans notre littérature, notamment dans la première moitié du XIXe siècle avec les romans de Stendhal, les nouvelles de Mérimée et surtout l’œuvre de Balzac, le réalisme, défini par une doctrine et une esthétique, ne s’impose qu’après 1850, la secousse politique et sociale de la Révolution de 1848 connaissant des prolongements idéologiques dans l’art et dans la littérature. La « bataille réaliste » fut engagée par des peintres suscitant de violentes polé-miques comme Jean-François Millet (1814-1875) et surtout Gustave Courbet (1819-1877) qui rejettent l’idéalisme et l’académisme régnant et puisent leurs sujets dans la réalité provinciale, banale et humble. Les écrivains suivront.

  • Le réalisme et le naturalisme : Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, Edmond et Jules de Goncourt, Emile Zola
  • L’impasse du naturalisme : Jules Barbey d’Aurevilly, Joris-Karl Huysmans, Philippe-Auguste Villiers de l’Isle-Adam
  • La littérature enfantine : Hector Malot, Jules Verne