Symbolisme, réalisme et naturalisme (1850-1900)

Reprochant au romantisme d'avoir fait d'une littérature de l'échec un échec de la littérature, rejetant les excès du lyrisme comme ceux de l'engagement politique, les Parnassiens (étudiés l'année dernière) abandonnent l'ef-fusion et préfèrent l'érudition. Leur poésie savante, exi-geante, a l'éclat du diamant et la froideur du marbre.

Les symbolistes tentent, eux, de débarrasser la signifi-cation des voiles et des clichés dont le langage commun masque habituellement la réalité et inventent une nou-velle musique des mots afin de leur redonner sens.

  • Charles Baudelaire
  • La tentation de l’absolu : Arthur Rimbaud, Lautréa-mont, Stéphane Mallarmé
  • La tentation de la dissonance : Paul Verlaine, Jules Laforgue, Tristan Corbière, Charles Cros

D’autre part, si,  depuis ses origines, la tendance à l’observation réaliste reparaît sans cesse dans notre littérature, notamment dans la première moitié du XIXe siècle avec les romans de Stendhal, les nouvelles de Mérimée et surtout l’œuvre de Balzac, le réalisme, défini par une doctrine et une esthétique, ne s’impose qu’après 1850, la secousse politique et sociale de la Révolution de 1848 connaissant des prolongements idéologiques dans l’art et dans la littérature.

La bataille réaliste fut engagée par des peintres suscitant de violentes polémiques comme Jean-François Millet (1814-1875) et surtout Gustave Courbet (1819-1877) qui rejettent l’idéalisme et l’académisme régnant et puisent leurs sujets dans la réalité provinciale, banale et humble. Les écrivains suivront.

  • Le réalisme et le naturalisme : Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, Edmond et Jules de Goncourt, Emile Zola, Jules Barbey d’Aurevilly, Joris-Karl Huysmans, Philippe-Auguste Villiers de l’Isle-Adam
  • La littérature enfantine : Hector Malot, Jules Verne
  • Roman et autobiographie : Jules Vallès, Pierre Loti, Eugène Fromentin

 
 
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