D’une guerre à l’autre (1914-1945)

L’effroyable boucherie de la Grande Guerre engendre une abondante littérature de témoignages et de protes-tations ainsi que la contestation radicale du mouvement Dada et du surréalisme. L’impasse du naturalisme provo-que des transformations dans l'écriture romanesque. Les auteurs traitent de nouveaux sujets, explorent de nou-velles voies, développent des techniques inédites.  Enfin, après l'insouciance des années folles, la crise de 1929, la montée des périls et la menace d’une nouvelle guerre amènent les écrivains à s’impliquer davantage dans la société.

Le roman connaît un développement considérable.  Il s’ouvre à la poésie, au reportage, à l’essai, à la reconstitution historique, à la méditation philosophique ou politique.

Le roman de guerre : Henri Barbusse, Roland Dorgelès, Gabriel Chevallier 

Le roman psychologique : André Gide, Marcel Proust, Raymond Radiguet, Jacques Chardonne, Marcel Arland, Jacques de Lacretelle, André Maurois, Robert Brasillach

Le roman réaliste : Roger Martin du Gard, Jules Ro-mains, Georges Duhamel, Francis Carco, Eugène Dabit, Georges Simenon, Louis-Ferdinand Céline

Ecritures poétiques du roman : François Mauriac, Geor-ges Bernanos, Julien Green, Colette, Jean Giono

Quête des valeurs et écriture romanesque : Pierre Drieu La Rochelle, Paul Nizan, André Malraux, Antoine de Saint-Exupéry, Henry de Montherlant

La nouvelle et le récit court : Paul Morand, Marcel Aymé

Les « rustiques » : Maurice Genevoix, Henri Bosco, Charles-Ferdinand Ramuz

Un énorme succès populaire : Pierre Benoit

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